Prévenir les maux
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Comment éviter de tomber malade en voyage

Qui n’a jamais rêvé de passer ses vacances dans des endroits absolument paradisiaques ? Sur un nouveau continent, en trek dans l’Atlas, en balade en mer ou au restaurant les pieds dans l’eau. Et malheureusement, à peine arrivé, le périple prend un tout autre tournure à cause d’un soudain et terrible mal de ventre.

« Mais pourquoi ça n’arrive toujours qu’à moi ?! »

 

Alors si vous avez envie de passer des vacances sans soucis intestinal, voici quelques astuces pour éviter de tomber malade :

  • Se prémunir contre le mal d’altitude,
  • Éviter le mal des transports et le mal de mer,
  • Prendre soin de son hygiène (corporelle, alimentaire, eau),
  • Faire attention aux insectes et animaux,
  • Tout retenir en 5 conseils.

 

— Mal d’altitude, qu’est-ce que c’est ? —

Avec le changement d’altitude, ressenti comme trop « brusque », votre corps peut souffrir d’un manque soudain d’oxygène. Les conséquences peuvent être : nausées, maux de tête, fatigue, trouble de la vue, saignements du nez, manque d’appétit, etc. Cet effet, aussi appelé mal aigu des montagnes, peut être totalement inexistant comme très douloureux. Plus le changement d’altitude est élevé, plus le manque d’oxygène peut être prononcé. L’effet varie d’un individu à l’autre, malheureusement de façon non maitrisable. Cela ne dépend ni de l’âge, ni du sexe, ni de l’état physique. Et oui, cela peut vous toucher vous aussi !

 

Mais alors, comment éviter le mal d’altitude ?

Il existe tout de même des conseils pour mieux vous y préparer :

  • Se renseigner auprès de son médecin si vous avez des problèmes cardiaques, avant de vous rendre dans ces régions en altitude
  • Faire des paliers : Montez progressivement, explorez et gravissez sur plusieurs jours. En montant progressivement, vous aurez plus de temps pour que votre corps s’acclimate à l’altitude.
  • Pour un voyage de courte durée et afin d’optimiser le temps, il est possible avant de partir, d’aller consulter votre médecin pour qu’il vous prescrive le bon médicament à prendre juste avant un trek. Ce n’est quand même pas la meilleure solution.
  • Eviter de changer trop vite d’état ou de position : c’est le plus important à retenir. Mais je pense que vous vous en rendrez compte très très vite une fois sur place. C’est le plus redoutable car nous ne vous y attendrez pas. Il ne faut pas faire de mouvement brusque. Sortez tranquillement de votre voiture ou du bus. Ne vous précipitez pas, ne courrez pas pour prendre une photo avant tout le monde ou pour descendre des escaliers. En prenant votre temps durant les premiers jours, votre corps aura bien eu le temps de s’habituer à l’altitude et vous pourrez ainsi profiter pleinement de votre séjour.
  • Faire une pause. En altitude, tout devient plus difficile. Le moindre effort, la montée d’une marche, soulever un objet lourd longtemps, deviennent très vite essoufflants (je veux dire plus que d’habitude). Alors n’ayez pas peur de faire des pauses, de reprendre votre souffle quelques instants. Même si vous êtes le dernier du groupe de votre randonnée, il vaut mieux s’arrêter dix petites secondes que de perdre connaissance.
Mon expérience :
Lors de mon roadtrip au Pérou, je suis passée de 0m à plus de 4500 m d'altitude. Pour mieux supporter ce changement, j'avais prévu un jour de "repos", sans trek, une journée pour visiter tranquillement la ville. Ce jour d'acclamation m'a suffit, mais encore une fois, cela dépend des personnes.
J'ai également écouté mon corps, lors notamment des randonnées. Je n'ai pas hésité à prendre quelques secondes pour reprendre mon souffle et croyez moi, j'étais loins d'être la seule dans ce cas-là.

 

— Troubles liés aux modes de transports —

— Le mal des transports —

Mal des transports

 

Le mal des transports est aussi appelé cinétose. Ce trouble, bien que tout à fait bénin, peut être très désagréable : mal être, nausée, vertige, manque d’appétit etc. Ce malaise est dû entre la perception visuelle et le système vestibulaire contenu dans l’oreille interne. C’est ce dernier qui joue un rôle crucial dans  le sens de l’équilibre. Cet organe permet de percevoir le mouvement et l’orientation par rapport à la verticale. Pour faire simple, lorsque le cerveau reçoit des informations légèrement en décalage entre votre oreille interne et votre vue, c’est alors que survient le mal des transports.

 

Comment éviter le mal des transports ?

Voici quelques conseils pour mieux vous y préparer :

  • Éviter les repas trop copieux mais ne pas partir le vendre vide en privilégiant des aliments solides,
  • Éviter l’alcool,
  • Se mettre en position semi-couchée,
  • Éviter de lire, écrire ou encore de mettre le volume de la radio trop élevé,
  • Privilégier un environnement aérée et calme,
  • Faire le minimum de mouvements de la tête et du corps,
  • Regarder l’horizon, c’est LA principale solution. Il faut regarder au loin, ne pas bouger la tête, suivre du regard les mouvements de la route. Votre oreille interne se désynchronisera alors avec votre vue),
  • Fermer les yeux,  cela a pour effet déjà de se calmer et de ne plus appréhender le prochain virage, mais surtout en « inhibant » la vue quelques instants, il n’y a plus de décalage avec l’oreille interne, le cerveau n’est donc plus perturbé.
Personnellement,
Je suis absolument toujours malade en voiture dans les virages de montagne. J'ai eu la chance d'avoir des vacances au ski et tous les ans c'est la même chose ! Dès que je commence à voir la neige, je sens que les virages sont de plus en plus serrés, que la voiture bouge à droite, puis à gauche, puis à droite, puis gauche... et que mon petit-déjeuner commence à remonter ! Alors pour me calmer, on adopte une conduite plus souple. Parfois, je prends le volant car en étant conductrice, ce n'est pas la même chose que passagère ou à l'arrière de la voiture : on a plus de visibilité au volant et forcément les yeux sont rivés sur la route, sur l'horizon et pas sur son téléphone. Mais le plus souvent, je fais une micro-sieste, je ferme les yeux, je me concentre sur moi, mon souffle et en général ça passe très vite.

En revanche, je sais pertinemment pourquoi je suis malade : j'ai toujours les yeux rivés sur mon téléphone ou un livre. Et vous, c'est quoi ?

 

— Et le mal de mer ? —

Mal de mer

 

C’est le même principe que le mal des transports. Alors, concentrez-vous plutôt sur le rivage, admirez le paysage, regardez au loin, détendez-vous (écoutez le bruit du vent, des vagues). Si vous êtes sujet au mal de mer, il vaut mieux éviter de passer trop de temps dans une cabine sans vue sur l’horizon.

Lors d’une excursion sur un voilier, on m’a parlé de la « règle des 5 F » qui peut également favoriser le mal de mer :

  • Faim : si vous n’avez pas assez mangé ou à l’inverse, manger beaucoup trop,
  • Fatigue : si vous n’avez pas assez dormi ou après une dure journée,
  • Fête : évidemment les effets de l’alcool et les mouvements incessants du bateau sur les vagues ne font pas bon ménage,
  • Froid : s’il fait un peu frais, penser à vous couvrir, à emmener des vêtements chauds,
  • F’oif : c’est le même principe que la faim, n’hésitez pas à vous hydrater si vous avez soif.

 

— Santé & hygiène —

Pour lutter contre certaines maladies liées à l’hygiène alimentaire ou corporelle, il existe des vaccins. Pour celles somme toute sans gravité, il est nécessaire d’adopter une certaine hygiène élémentaire.

 

— Hygiène corporelle 𓀩 

  • Ne pas sécher le linge à l’extérieur ou au solpour éviter le contact avec des éventuelles larves,
  • Éviter de se déplacer pieds nus (même sur les plages),
  • Ne pas se baigner dans des eaux stagnantes,
  • Porter des chaussures fermées sur les sols humides et boueux,
  • Se laver régulièrement les mains,
  • Se laver les dents avec de l’eau potable ou en bouteille,
  • Séchez soigneusement sans oublier les petits recoins de la peau,
  • Ne jamais se gratter suite à un coup de soleil ou une piqûre. Si l’irritation est trop forte, veillez à avoir les ongles courts et propres le plus possible.

 

— Se méfier de l’alimentation 𓁙—

Tomber malade avec la nourriture

Pour éviter d’attraper la tourista, des maux de têtes, des maux de ventre ou autres maladies très désagréables lors d’un voyage à l’étranger, faites très attention à la nourriture locale !

Il faut d’autant plus redoubler de précautions en voyage car vous pourrez être exposé à de nouvelles bactéries, non communes en France, donc contrairement aux locaux, votre corps n’aurez certainement pas les défenses humanitaires pour les combattre. Il faut donc toujours :

  • Vérifier la provenance des aliments ce trouvant dans votre assiette,
  • ⚠️ Se méfier de la nourriture crue ⚠️: faites très très attention avec ça, si vous voulez ne pas finir cloué au lit, voir pire. Préférez le poulet aux viandes rouges (ou demandez les bien cuites). Il ne faut pas négliger non plus les fruits et légumes qui auraient pu être lavés avec de l’eau locale, du robinet. Si vous être dans votre logement, vous pouvez les lavez avec de l’eau minérale en bouteille, les éplucher ou les faire bien cuir.
  • Se méfier des buffets surtout quand ils font le festin des mouches,
  • S’assurer que votre pêche du jour et aussi consommée par les locaux,
  • Ne pas manger dans les poissons ni viscères, ni foie, ni tête, ni œufs, pour éviter la ciguatera (une intoxication).

 

— Faire attention à l’eau 𓇔—Tomber malade avec l'eau

Je dirais même, faites attention au tout ce que vous portez à votre bouche. Dans de nombreux pays, l’eau n’est pas considérée comme potable pour nous, étranger. Notre corps n’a, encore une fois, tout simplement pas les armes pour combattre les batteries présentes, contrairement aux locaux.

  • ⚠️Ne pas boire l’eau locale ⚠️.
    • Bouteille toujours fermée : Dans les restaurants, ne buvez jamais à la carafe d’eau mais prenez toujours une bouteille qui est ouverte devant vous (non diluée, non reremplie par le restaurateur).
    • Eau bouillie : Il est possible de rendre l’eau locale « potable », en la faisant bouillir au préalable pendant plus d’une minute (ou trois minutes au-dessus de 2 000 mètres). Cette méthode permet d’éliminer les particules et même les virus. Pour l’avoir fait au Pérou, le goût n’est pas terrible, mais croyez moi, c’est toujours mieux que rien, quand aucun magasin n’est ouvert ou si c’est la canicule.
  • Gourdes filtrantes : Ce fut une vraie révolution pour moi, surtout si vous êtes baroudeurs donc sans aucun magasin sur plusieurs kilomètres à la ronde. Elles prennent la forme d’une simple gourde à remplir avec l’eau du robinet ou l’eau des rivière. La gourde équipée d’un filtre intégré, parfois d’un 2e filtre à charbon actif permet de filtrer immédiate les particules. Certains modèles retirent même le mauvais goût et il suffit juste d’aspirer pour que l’eau passe dans le filtre.
  • Traitement chimique : Ce sont des pilules ou des gouttes à ajouter dans l’eau. Elles sont souvent à base de chlore et parfois aussi d’ions d’argent. Ça à l’avantage de ne pas prendre de place et d’être efficace contre les particules mais aussi contre les virus. En revanche, le temps que le cachet agisse que être long, de plusieurs heures, avec un goût de chlore, n’élimine pas les particules dissoutes et peut altérer la flore intestinale chez certaines personnes à la longue.
  • Attention aux jus et cocktails : c’est le même principe que l’eau du robinet. Les jus de fruits et cocktails peuvent être préparés avec de l’eau du robinet ou même avec des fruits mixés passés sous l’eau.
  • Contacts indirects : il est préférable d’éviter les contacts directs avec les bouteilles ou canettes, de préférence avec une paille (réutilisable) et méfiez vous des vendeurs de rues.
> Pour aller plus loin < Même si je vous recommande de vous concentrer principalement sur les points précédents, il existe d'autres solutions pour traiter l'eau : filtre à pression, filtre à pompe, filtre à gravité, paille filtrante, traitement ultra-violet.
Certains restaurants précisent sur les écriteaux qu'ils utilisent de l'eau minérale dans leurs cocktails, privilégiez donc ces endroits pour vous faire plaisir.

 

— Animaux et insectes —

Même s’ils sont parfois tous mignons, certains animaux peuvent s’avérer dangereux, surtout s’ils sont porteurs de maladies (Ex: la rage par les chiens ou les singes).

 

— Les moustiques 𓆤 —

Faites attention à ces petites bêtes car elles peuvent être vecteurs de nombreuses maladies comme :

  • Le Paludisme : maladie grave ou mortelle en Afrique iy Asie du Sud-Est,
  • La Dengue : maladie infectieuse en Asie ou Amérique du sud,
  • L’Encéphalite japonaise : maladie grave en Asie du Sud-Est, Chine, continent indien,
  • La Fièvre jaune : maladie grave ou mortelle des zones tropicales d’Afrique et d’Amérique du sud,
  • Le Chikungunya : maladie virale des forêts et des milieux ruraux.

Même si la vaccination sera obligatoire ou recommandée dans certains pays, la plus grande prudence est de mise :

  • Supprimer les eaux stagnantes à proximité de votre habitation (soucoupes, pots…)
  • Éteindre les lumières ou feux de camp pour ne pas les attirer (ou fermer la porte).
  • Porter des vêtements longs et de couleur claire, couvrants et imprégnés d’insecticide (éviter d’approcher une source de flamme sur ces tissus imprégnés).
  • Appliquer du répulsif également sur la peau pour une double protection (éviter les muqueuses / peaux irritées et pas d’exposition au soleil)
  • Dormir sous une moustiquaire parfaitement étanche. Certaines sont parfois pré-enduites d’insecticide industriellement.
 > ℹ︎nfo < La climatisation réduit l'agressivité des moustiques.

 

— Les insectes 𓆦 —

Heureusement, en vous protégeant des moustiques vous agissez également contre les insectes :

  • La mouche Tsé-tsé : maladie du sommeil,
  • Les punaises : irritation lorsque vous libérerez les parasites en grattant la zone piquée,
  • Les tiques dures : maladie virale,
  • Les puces chiques : piqûre très douloureuse,
  • Les taons : filariose,
  • Les abeilles tueuses.

 

— Les animaux venimeux 𓆗 —

Serpents, araignées, méduses, mollusques… rien que l’évocation fait froid dans le dos ! Et pourtant ils ne piquent ou mordent que s’ils se sentent en danger. D’envenimations plus ou moins graves, le plus important à se rappeler est de ne pas les déranger :

  •  S’informer des lieux de prédilection de ces animaux pour éviter leurs chemins,
  • Prévenir de sa présence en tapant des pieds,
  • Mettre des chaussures en plastique lorsque vous êtes en mer pour ne pas vous blesser avec les coraux ou poissons. J’ai personnellement pris l’habitude d’en mettre depuis ma soudaine rencontre avec un oursin (ça pique !).
  • Mettre des chaussures montantes en balade,
  • Ne jamais toucher un animal, même mort en apparence.

 

— Les mammifères 𓃸 —

Les chiens, chauves-souries ou encore singes peuvent nous transmettre la seule maladie qui une fois déclarée conduit à la mort : la rage. Alors mieux vaut vous faire vacciner avant si vous prévoyez d’aller en Asie, Afrique, Europe Centrale, Moyen-Orient et Amérique du sud.

En cas de comportement agressive d’un chien, d’une manière générale restez calme. C’est bien plus facile à dire qu’à faire. Pourtant, en théorie, le fait de rester immobile, d’être tourné vers lui sans le regarder directement dans les yeux, reculer calmement, les bras le long du corps, sans chapeau, le chien comprendra que vous n’êtes finalement pas une menace.

 

— La grippe aviaire 𓅱 —

Ce virus mortel, le H5N1, touche habituellement les volatiles, les porcs mais aussi exceptionnellement les humains. Alors, notamment dans les pays asiatiques, évitez tous contacts avec les volailles vivantes ou mortes non cuites, le jaune des œufs frais et les surfaces contaminées par leurs déjections.

 

— 5 conseils à retenir pour ne pas tomber malade en voyage —

  • Bien se préparer avant de partir avec ce check-up.
  • Se laver régulièrement les mains. Avec les derniers évènements, j’enfonce des portes ouvertes mais je le redis. Pour ne pas contracter de maladies, lavez vous régulièrement les mains (avant/ après chaque repas, en sortant des toilettes, après une poignée de mains etc.). Il faut d’autant plus redoubler de précautions en voyage car vous pourrez être exposé à de nouvelles bactéries, non commune en France, donc votre corps n’aurez pas les défenses humanitaires pour les combattre.
  • Faire très attention à votre alimentation et l’eau,
  • Ne pas toucher les animaux : même s’ils sont craquants vous pourriez attraper une maladie grave voire mortelle.
  • Prendre le temps de s’adapter : écarts de températures ou d’altitude.

 

Vous êtes maintenant totalement prêts pour profiter pleinement de vos vacances de rêve ! N’hésitez pas me dire en commentaires quelle partie vous a été utile ou à l’inverse, celle dont vous pourriez témoigner…

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